
La gestion de l’eau : et si c’était la responsabilité de tous?
23 juillet 2026
La gestion de l’eau : et si c’était la responsabilité de tous?
23 juillet 2026
L’eau est une ressource souvent tenue pour acquise. Elle est accessible simplement en ouvrant le robinet et disparaît tout aussi facilement une fois utilisée. Pourtant, même au Canada, un des pays possédant l’une des plus grandes réserves d’eau douce au monde, des enjeux de pénurie d’eau deviennent de plus en plus communs. Pour assurer un accès équitable et durable, de nouvelles mesures doivent être mises en place. Il est donc essentiel de comprendre l’état de la situation pour saisir pourquoi ces actions sont nécessaires et comment nous pouvons agir collectivement.
Quel est l’état de nos ressources d’eau ?
Bien que le Canada détienne 7 % des réserves mondiales d’eau douce renouvelable, la disponibilité de cette eau varie grandement d’une région à l’autre 1. Cette impression que l’eau est une ressource infinie se reflète dans nos habitudes. Selon le rapport annuel sur l’usage de l’eau potable en 2023, les Canadiens consomment environ 220 L/pers/jour 2. Cette consommation élevée, combinée à l’appauvrissement de nos ressources en eau, nous mène donc à de plus en plus de problèmes de disponibilité de l’eau.
En effet, les périodes d’étiages, soit lorsque les niveaux des cours d’eau atteignent leurs minimums, deviennent de plus en plus fréquentes. Les projections effectuées par l’Atlas hydroclimatique du Québec méridional démontrent que les étiages vont s’intensifier de 15 % à 25 % d’ici 2050 3.
En Ontario, bien que le bassin des Grands Lacs contienne une grande quantité d’eau douce, une analyse à l’échelle plus locale démontre qu’au moins 50 % des sous-bassins-versants présentent des risques élevés ou modérés 4. Les risques incluent notamment les étiages, les pressions sur les eaux souterraines, la dégradation de la qualité de l’eau, ainsi que les problèmes d’accès et les conflits entre les différents usagers.
Les changements climatiques intensifient la problématique en affectant indirectement nos systèmes hydrologiques. Par exemple, l’élévation du niveau des océans est une des conséquences majeures des changements climatiques. Contrairement à l’océan, les débits du fleuve Saint-Laurent, eux, sont en train de diminuer. Ce débalancement mène donc à un déplacement de la zone de transition saline, menaçant potentiellement l’accès à l’eau potable de plus de 200 000 citoyens 5. Ceci est simplement un exemple parmi d’autres de la pression croissante qui s’exerce sur nos ressources en eaux. Il est donc nécessaire de développer de meilleurs systèmes de modélisation et de prévision pour mieux se préparer face à ces variations climatiques et hydrologiques.
Les enjeux de la consommation de l’eau dans le secteur municipal
Alors que la disponibilité diminue, la demande en eau propre, elle, continue à augmenter. Cela mène à de plus en plus d’incapacité à répondre aux besoins résidentiels et industriels alimentés par les aqueducs ou les puits. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs municipalités et organismes environnementaux au Québec demandent la tenue d’un examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) afin d’élaborer un plan de gestion concret.
En effet, le secteur municipal est le plus grand utilisateur d’eau, correspondant environ aux deux tiers des prélèvements 6. Pourtant l’installation de compteurs d’eau est encore peu répandue au Québec et soulève beaucoup d’opposition.
À l’inverse, les Ontariens ont adopté ce système depuis longtemps et réussissent à réduire leur consommation moyenne à environ 184 L/pers/jour 2. Cet écart de 25 % avec la moyenne québécoise de 245 L/pers/jour montre que cette mesure permet réellement de sensibiliser les citoyens à la valeur de l’eau 2. En effet, même si plusieurs croient que l’eau est gratuite, les coûts de traitement et d’entretien des infrastructures sont couverts par les taxes municipales payées par chaque citoyen. Un compteur d’eau permettrait à chacun de payer pour sa consommation réelle, ce qui encouragerait ceux qui mettent un effort à conserver l’eau.
Un autre problème majeur est l’état de nos systèmes de distribution. Au Canada, plus d’un sixième du volume total d’eau potable prélevé est perdu dû à des fuites 7. À Montréal, la situation est encore pire. Environ 30 % de l’eau potable produite ne se rends jamais aux robinets dus aux fuites dans le réseau 8. Ce gaspillage d’aussi grands volumes d’eau démontre qu’au-delà des efforts de chaque citoyen, il faut absolument investir afin de mettre à niveau ces infrastructures.
Optimiser l’usage de l’eau dans le secteur industriel
Le secteur industriel, quant à lui, représente environ le tiers des prélèvements annuels 6. Dans les plus petites municipalités, une industrie reliée au réseau d’aqueduc peut, à elle seule, exercer une pression majeure sur la disponibilité de la ressource, ce qui peut créer des tensions entre parties prenantes. Pourtant, de simples optimisations des procédés peuvent avoir un impact considérable sur la consommation d’eau dans des usines où les quantités utilisées sont très élevées.
Un suivi régulier de chaque utilisation de l’eau permet d’optimiser et réduire la consommation à la source. Cela permet de mieux planifier l’utilisation de l’eau et ainsi réduire la pression sur l’aqueduc.
Toutes les industries ont un certain besoin en eau, mais la qualité de l’eau requise varie d’un usage à l’autre. Il est donc possible de réemployer l’eau d’un procédé à un autre, ou même entre deux industries, pour réduire la consommation d’eau. De plus, l’implantation de systèmes de traitement avancés peut permettre de réutiliser les eaux usées sur des usages non potables telles que les tours de refroidissement ou les eaux de nettoyage de sols/camions.
L’eau ne doit plus être perçue comme une ressource infinie, et les industries ont un rôle clé à jouer dans cette transition. Chez Aquasan, nous accompagnons les entreprises dans l’optimisation de leurs procédés de traitement des eaux. Qu’il s’agisse d’ajuster l’utilisation de certains coagulants ou de réduire l’eau de dilution nécessaire aux polymères, des interventions ciblées permettent de diminuer significativement la consommation d’eau propre. Vous souhaitez réduire votre demande en eau tout en maintenant l’efficacité de vos installations ? Contactez-nous, il nous fera plaisir de trouver une solution adaptée pour vous.
Sources :