
Les lingettes « jetables dans les toilettes » : Mythe ou réalité?
27 mars 2026
Les lingettes « jetables dans les toilettes » : Mythe ou réalité?
27 mars 2026
Comme le disait si bien Lavoisier, ‘rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme’
Que ce soit dans un traitement des eaux usées physico-chimique ou biologique, l’abattement des polluants dans les eaux à traiter crée forcément des boues dont il faut se départir.
Au niveau des coûts d’opération d’un traitement des eaux usées que ce soit industriel ou municipal, les coûts de disposition des boues demeurent l’un des postes opérationnels les plus dispendieux.
Les voies possibles de disposition des boues sont:
Les surintendants d’usine d’épuration municipales ou de traitement des eaux usées industrielles risquent d’être confrontés prochainement à de nombreux enjeux en choisissant la voie de l’épandage agricole.
En effet, depuis le 1er novembre 2025, le gouvernement a légiféré l’épandage des matières résiduelles fertilisantes (les MRF) avec un nouveau Code de gestion des matières résiduelles fertilisantes :
https://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/mat_res/fertilisantes/index.htm
Un des nouveaux règlements de ce code qui, d’après notre expérience sur le terrain, va créer beaucoup de casse-tête aux surintendants concerne la siccité minimale des boues exigée pour l’entreposage au champ1.
En effet, pour plusieurs usines de traitement des eaux, l’atteinte du 18% de siccité minimale des boues pour fin 2027 (et même de 15% actuellement) reste un enjeu majeur car avec leurs équipements de déshydratation actuels, ils ne sont pas en mesure d’atteindre de telles valeurs de siccité des boues. Des investissements importants au niveau de leurs équipements seront requis pour atteindre ces valeurs de siccité.
| % siccité des boues pour épandage agricole | Date |
| ≥15% | Actuellement |
| ≥18% | Dès le 1er novembre 2027 |
| ≥20% | Dès le 1er novembre 2030 |
Une autre nouveauté de ce guide, qui va certainement dans la bonne direction concernant le contrôle des contaminants émergeants, est le critère I soit les paramètres investigateurs préventifs (I) qui sont classés en 3 catégories :
L’article 11 du code stipule entre autres :
Les biosolides municipaux provenant de l’extérieur du Québec sont présumés être I-HC, à moins que des résultats d’analyses des paramètres investigateurs préventifs effectuées conformément au présent règlement ne déterminent pour ceux-ci une autre catégorie.
Ainsi, de nouvelles analyses lors de la caractérisation des boues concernant la teneur des contaminants émergeants dont les PFAS2 dans les boues sont requises.3
Dans ce nouveau guide des matières résiduels fertilisantes, la responsabilité de chaque protagoniste soit le générateur de MRF, l’agronome, l’exploitant agricole et le promoteur du projet de produire l’information est également maintenant plus claire et précise.4
Pour votre étape de déshydratation des boues, n’hésitez pas à faire appel à nos experts. Chez AQUASAN, nous possédons une formation et un savoir-faire technique inégalés et nous savons apporter des solutions créatives pour l’atteinte de vos objectifs de siccité des boues.
Nouveau Code de Gestion des matières fertilisantes :
1 articles 52 (page 17 du Code) et 119 (page 34 du Code)
2 pour en apprendre plus sur les PFAS, nous vous suggérons la lecture de notre article : https://aquasan.ca/fr/articles/pfas-un-defi-environnemental-et-sanitaire-majeur-auquel-il-faut-sattaquer/
3article 11 (page 8 du Code), article 117 (page 34 du Code) et tableau 7 Critères de catégorisation des MRF selon les paramètres investigateurs préventifs annexe I (page 46 du Code)